La crise a laquelle nous venons, et sommes en train, de faire face est d’une nature jamais vue auparavant. Personne n’y était réellement préparé, que cela soit les gouvernements, les citoyens… Tandis que nous sommes en sortie de crise, il est venu le temps de poser les réflexions sur l’impact de cette période d’incertitudes sur le paysage immobilier… et notamment les startups et nouveaux modèles. L’environnement Proptech a-t-il su réagir à cette crise? Cette nouvelle vague de startups a-t-elle montré ses limites avec cette pandémie? On va s’intéresser particulièrement aujourd’hui aux acteurs du coworking et du coliving. Comment ces modèles, qui prônent le vivre-ensemble et le partage, ont-ils vécu la période de confinement et de distanciation sociale?

Dans cet article réservé aux membres premium, vous allez découvrir

  • Comment les acteurs du coworking ont vécu la crise du coronavirus;
  • Les enjeux révélés par cette crise concernant les entreprises de ce secteur;
  • Pourquoi les acteurs du coliving ont vu leur modèle se renforcer avec la crise;
  • Les axes d’amélioration de ces deux domaines pour faire face au futur et à la prochaine crise.

Coworking : le modèle complet est-il remis en cause? 

Retour sur la crise pour deux acteurs majeurs du marché du coworking

J’ai décidé de m’intéresser à deux acteurs majeurs du secteur du coworking : WeWork et Knotel, que l’on présente bien souvent comme les ambassadeurs de ce marché. Comment ont-ils vécu et réagi à cette pandémie? Les problématiques sont-elles les mêmes? Et qu’est-ce que leur histoire nous permet de tirer comme observation?

WeWork : la crise qui accélère les problématiques

La pandémie a quelque peu précipité les choses pour WeWork. En effet, l’entreprise, qui devait être renflouée par SoftBank, s’est fait lâcher par la holding japonaise peu de temps après le début de la crise. SoftBank expliquant qu’elle avait déjà trop investi et que l’entreprise ne parvenait pas à lui apporter les sécurités nécessaires pour déclencher le plan de rachat (d’une hauteur de 3 milliards de dollars).

Signe qu’il fallait panser ses plaies, WeWork a refusé de fermer ses emplacements avant d’y être légalement obligé. En effet, des bureaux fermés, c’est une perte sèche pour l’espace de coworking. In fine, les locataires ont déserté les espaces de coworking… forçant WeWork à engager des courtiers pour l’aider à renégocier les baux de certains de ses immeubles afin de stopper l’hémorragie. 

Les locataires ont déserté les espaces de coworking… forçant WeWork à engager des courtiers pour renégocier les baux de ses immeubles.

Malgré ses déboires, WeWork est une entreprise avec une assise financière solide et une réputation forte. Pourtant, elle se retrouve en grande difficulté et dans l’impossibilité de s’acquitter de ses loyers suite à la désertification de ses espaces. Le modèle peut-il résister à une autre crise? Les contrats avec les résidents doivent-ils se durcir, au risque de dénaturer le concept de base? Avant de poser notre réflexion face à ces interrogations, nous allons nous intéresser à l’impact de la situation de confinement sur un autre mastodonte du domaine…  

Vous êtes déjà membre Premium ?

à propos

Arnaud Hamzaoui

Article rédigé par Arnaud Hamzaoui

L'un des anciens chez Immobilier 2.0, on l'a formé sur les bancs de l'école! Arnaud est responsable de la section Actualités et veille sectorielle. C'est lui qui déniche les dernières news de l'industrie immobilière et qui les compile. Il s'occupe aussi de la rédaction d'a ... Lire la suite