PurpleBricks, figure de proue des agences low-cost, vient de révéler ses résultats annuels pour l’exercice 2019, exercice qui prenait fin au 30 Avril 2019. Et si la licorne savait qu’il allait falloir dépenser beaucoup d’argent pour s’étendre à de nouveaux territoire il semblerait que cela soit trop pour elle et qu’elle ait décidé de stopper les frais.

PurpleBricks annonce donc la fin de son expansion sur les territoires que sont les États-Unis et l’Australie. L’objectif avoué de la startup est clairement de réduire les dépenses. Avec une perte nette de 52 millions de livres sur cet exercice on peut comprendre pourquoi ce besoin de stopper l’hémorragie se fait sentir.

On ne sait pas si cela à un lien, mais dernièrement le groupe média Allemand Axel Springer (propriétaire notamment de Seloger et Logic-Immo) est entré au capital de la startup en injectant par deux fois des fonds dans celle-ci.

Cette annonce est d’autant plus intéressante que PurpleBricks fait partie des seules structures de ce type avec les reins assez solides pour s’imposer sur le marché des agences low-cost. Pour creuser ce sujet plus en détail je vous renvoie sur l’article de Mike Delprete qui revient sur cette « course à un seul cheval » qu’est le secteur des agences hybrides.

Est-ce que PurpleBricks montre les limites de son modèle ? La startup à t-elle connue une ascension fulgurante pour retomber aussi vite ? Ou est-ce qu’au contraire elle freine pour mieux repartir ? Peut-être songe t-elle à s’attaquer à d’autres territoires plus proches… comme la France, la Belgique ou encore la Suisse.