Les métiers du syndic occupent une place centrale depuis quelques temps. En particulier, tout ce qui pourrait être amélioré dans cette branche immobilière. Il semblerait que les professionnels n’aient pas d’autres choix que de s’y consacrer. Selon une étude réalisée par Ifop et par le neo-syndic Bellman, 1 Français sur 3 désire changer de syndic, faute de satisfaction des services rendus.

Que reproche-t-on aux syndics ?

Vraisemblablement un manque de performance. D’abord dû à une mauvaise gestion de la propriété. 56% des Français ont déclaré avoir eu plus de deux gestionnaires pour leur copropriété et 27% en ont eu plus de trois. Or, ces changements ont un impact dans la gestion de projet des habitations. Enfin, (sans surprise), les propriétaires reprochent aux syndics d’utiliser des outils obsolètes qui ne permettent pas -plus- aux professionnels d’assurer des services complets. De fait, les particuliers souhaitent une dématérialisation profonde du métier. En cause notamment, des procédures administratives chronophages en AG.

Plus de transparence grâce à des outils digitalisés

À l’issue de ce sondage, c’est principalement la transparence que réclame les particuliers. Ainsi, 87% des copropriétaires sondés réclament des outils de communication et de collaboration entre eux et les syndics. 85% souhaitent un accès digitalisé aux documents administratifs concernant la comptabilité, les factures, les devis ou les contrats. Un souci de transparence jugé plus que nécessaire. Y compris en ce qui concerne le pourcentage de rémunération des syndics concernant des budgets travaux votés en assemblée générale pour le suivi administratif et technique du chantier. En effet, 90% des sondés réclament une justification de cette rémunération.

On ne le répètera pas assez mais le secteur de la copropriété doit dépoussiérer son système de fonctionnement. Un suivi transparent et digitalisé des actions menées par le syndic n’est plus nécessaire, mais urgent. Auquel cas, la défiance des copropriétaires vis-à vis des des professionnels risque d’empirer.