Colonies, acteur européen du coliving, lève 180 millions d’euros. L’objectif : agrandir son parc de propriétés en Europe, en ouvrant une cinquantaine de résidences supplémentaires. Les fonds ont été levés auprès d’investisseurs historiques tels que Global Founders Capital, Idinvest Partners, et La Financière Saint James. Ils sont rejoints par LBO France, qui dépose la plus grosse partie de la cagnotte : 150 millions d’euros d’engagements immobiliers qui seront mobilisés durant les 2 prochaines années.

Dans la pratique, Colonies n’est pas propriétaire des murs de ses résidences. La startup signe  des baux avec des promoteurs pour exploiter des logements et les proposer à la location. Ceux-ci incluent des espaces partagés et des services, tout en permettant aux locataires de gérer leur location et les services proposés via une application mobile. Aujourd’hui, Colonies fait vivre ensemble des personnes en fonction de leurs intérêts, leur âge ou leur style de vie. La startup française exploite déjà 6 résidences de coliving, dont 2 sont à Bertlin, et 4 à Paris et en banlieue parisienne. Les prochaines résidences seront situées en région parisienne, dans d’autres villes françaises comme Bordeaux, Marseille ou encore Lille) en Suisse et en Allemagne.

Après les Etats-Unis, le continent européen adopte de plus en plus le coliving. Les habitudes de vie et de consommation évoluant, il n’est pas étonnant que des acteurs européens tels que Colonies grandissent. La preuve, cette nouvelle levée de fonds, qui fait suite à une levée de fonds d’une valeur de 11 millions d’euros, l’an dernier. Cette avancée est intéressante, car on se rend compte à travers cette dernière, que l’effet WeWork (dont la succursale Welive était précurseur du coliving en Europe) n’aurait finalement pas d’impact sur le secteur du Coliving.

Le marché du coliving serait-il entrain de se stabiliser / concrétiser aux yeux des investisseurs ? Faisons nous face à de nouveaux modèles caractéristiques de l’habitat de demain ?