18 millions de livres. C’est le montant total déclaré par Purplebricks comme chiffre d’affaires issu des biens non vendus en 2019. Une somme impressionnante, qui montre que le business model de Purplebricks à l’avantage de rapporter des liquidités.. que les transactions aient lieues ou non. Ce qui, dans la théorie, permet à la compagnie de se protéger en cas de ralentissement du marché. Mais c’est également un chiffre qui pose des questions quand à l’efficacité des services de Purplebricks. 

Purplebricks est la figure de proue des agence en ligne, proposant aux clients d’être accompagnés dans la vente de leur propriété pour un prix fixe et plus bas que celui des autres professionnels du marché. Dans les faits, le propriétaire paie des frais fixes à l’avance, que la maison soit vendue ou non, et Purplebricks fournit l’assistance nécessaire à la vente (diffusion de l’annonce, panneaux, services de photographes professionnels, etc.), tout en lui laissant son autonomie.

Ce modèle permet à Purplebricks d’être gagnant à tous les niveaux comme on peut le voir avec l’annonce de ces résultats. 18 millions de livres, pour des propriétés confiées à la société.. mais non vendue. Un constat assez fou lorsque l’on est un professionnel de l’immobilier.

Cependant, cette annonce couplée à celle du retrait de la société des territoire américains et australiens, peut nous amener à nous questionner sur la pertinence et l’efficacité de sa proposition. Toutes ces annonces ne sont pas forcément des bons signaux pour les potentiels prospects de Purplebricks, qui sont en droit de se demander si c’est vraiment une solution intéressante pour vendre leur propriété.

Pour rappel, au-delà de son retrait des USA et de l’Australie, Purplebricks annonçait récemment l’entrée d’Axel Springer (Groupe SeLoger, MeilleursAgents, Immoweb..) dans son capital et l’analyste Mike Delprete se questionnait sur la santé financier de la jeune pousse de la Proptech.

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