Le marché des iBuyers ne semble pas vouloir ralentir, on en veut pour preuve la récente annonce d’une levée de fonds de 44 millions de dollars par le iBuyer Properly. Même si l’on a vu récemment avec Katerra que les montants levées garantissent pas le succès on ne peut pas nier l’intérêt grandissants des acteurs de la Proptech (notamment les investisseurs) pour ces nouveaux modèles de la transaction immobilière.

Vendre et acheter sa maison sans friction

C’est la promesse formulée par le CEO de Properly, Anshul Ruparell. Concrètement, le but de cette startup est d’aider les propriétaires à vendre et à racheter rapidement un bien. Elle va tout d’abord estimer une propriété afin de déterminer si son client peut acheter puis  vendre. La plateforme délivre ensuite un contrat d’achat pour permettre au vendeur de concevoir son dossier de financement. Entre temps, Properly va mettre en vente le bien actuel. Si celui-ci ne trouve pas d’acquéreur au bout de 90 jours, la startup le rachète.

Properly est-il réellement un iBuyer ?

La réponse à cette question semble toute trouvée, néanmoins il est important de la poser. Là ou la proposition des iBuyers est de racheter rapidement la propriété de leur client… Properly propose une « garantie de vente ». Un peu comme le fait la société Orchard, qui elle se catégorisait comme un iFunder (mais qui semble depuis être revenu sur ce point).

En termes de gestion de risque et de stratégie d’entreprise ce ne sont pas les même tenants et aboutissants que pour les iBuyers « traditionnels » qui doivent sortir le cash beaucoup plus rapidement.

Soulignons enfin les acteurs investis dans cette levée de fonds de 44 millions de dollars. Parmi eux, on retrouve le co-fondateur et ex-PDG de Zillow, Spencer Rascoff, le co-fondateur et le CEO d’Opendoor, Eric Wu ou encore le fonds d’investissement Softbank. Force est de constater que l’on retrouve tout l’écosystème lié à l’iBuying. 

Déployer plus de services innovants au Canada

Lorsque le CEO de Properly révèle les ambitions de sa startup, il pointe avant tout une défaillance. Le marché de l’immobilier canadien a connu peu d’avancée technologique au cours des dernières années, contrairement au marché américain. L’iBuyer va donc profiter de cette levée de fonds pour améliorer l’expérience d’achat et de vente à l’échelle nationale. Reste à savoir les prochaines villes qui verront s’installer les services de cette proptech, après Toronto.

Poursuivre votre lecture

Cet article concerne

Découvrez les Startups immobilières de La Réserve

Vous devez être membres pour participer au débat

OU

Devenir membre Immo2 Premium