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La requête a été multipliée par deux et demi en un an et constitue l’une des 5 plus grosses évolutions de termes de recherche de l’année 2021. On a l’habitude en interne qu’on nous pose ce type de question. On sait y répondre. J’en ai profité pour aller faire un tour sur le Web pour voir comment Google y répondait. Et franchement, le résultat n’est pas dingue. J’ai décidé qu’il était vraiment temps de proposer un contenu fiable qui aide vraiment tous ceux qui souhaitent devenir agent immobilier.

On va donc répondre à toutes ces questions dans l’ordre :

Le métier d’agent immobilier

Commençons par le commencement, comme disait mon prof de math. Et le commencement, c’est comprendre ce qu’est le métier d’agent immobilier. Car, sous la dénomination « agent immobilier », existent plusieurs métiers. Et même si beaucoup pensent d’abord à la transaction (vendre des biens immobiliers), il existe d’autres métiers très intéressants dans une agence immobilière.

La transaction immobilière

On ne va pas se mentir. Quand vous et moi pensons à un agent immobilier, on pense en premier à ceux qui vendent les biens immobiliers des propriétaires. Ces agents immobiliers font de la transaction.

Leur métier consiste à :

  • Identifier les propriétaires qui souhaitent vendre leur bien immobilier.
  • Les accompagner dans la vente de leur bien immobilier, et notamment sur la mise en marché, la définition du prix, la réalisation des diagnostics et du marketing autour du bien.
  • Valoriser le bien immobilier et faire toute la publicité permettant d’optimiser l’attractivité de ce dernier.
  • Trouver des acheteurs pour ce bien, réaliser les visites ou non, jusqu’à obtenir une ou plusieurs offres.
  • Ensuite, ils accompagnent acheteur et vendeur pour la signature du compromis de vente chez le notaire.

Voilà en résumé ce en quoi consiste le job.

Dernier point, on appelle aussi « transaction » dans l’immobilier le fait de trouver un locataire pour un bien mis en location. Il y a donc aussi des agents immobiliers transactionnaires qui s’occupent essentiellement des locations. D’autres font les deux.

La gestion locative

Le second métier le plus fréquent chez les agents immobiliers, c’est la gestion locative. Pour ce métier, l’agent immobilier est en lien direct avec le propriétaire bailleur, celui qui possède le bien (il arrive souvent qu’il en possède plusieurs). Son rôle est de s’assurer de la bonne location du bien immobilier. Il doit :

  • Fixer le prix de location du bien et faire le suivi des augmentations de ce dernier chaque année.
  • Récolter les loyers et envoyer les quittances à son locataire.
  • Assurer la liaison entre le propriétaire et le locataire concernant le fonctionnement normal de la vie du bien : petites réparations, dysfonctionnements (plomberie, électricité, etc.). C’est lui qui envoie les professionnels pour les réparations et renvoient la facture à qui de droit.
  • Trouver un locataire pour la mise en location et chaque fois qu’un locataire s’en va. Pour cela, comme vu plus haut, il peut passer par un agent immobilier transactionnaire ou le faire lui-même.
  • Faire ou récupérer l’état de lieux à chaque entrée et sortie de locataire.

Les agences immobilières qui font de la gestion locative sont aussi appelées gestionnaires ou administrateurs de biens.

Le syndicat de copropriété

Le syndic de copro, c’est un peu le gestionnaire locatif de la copropriété. Dans une copropriété, il y a des espaces communs, qui doivent être entretenus. Dans le cas, d’un immeuble, il faut faire attention à la structure, mais aussi à l’aspect de ce dernier. Chaque copropriété doit donc tenir une comptabilité et gérer tout cela. Elle peut s’appuyer sur un syndic de copropriété pour ce faire. Son rôle est alors :

  • D’assurer la comptabilité de la copropriété.
  • De signaler les éléments sur lesquels la copropriété va devoir agir : ravalement de façades, entretiens des communs, installation d’un vigik, etc.
  • De tenir une fois par an une assemblée générale pour faire voter les décisions aux copropriétaires.
  • De régler les problèmes courants d’une copropriété : réparation d’un ascenseur, d’une chaudière, etc.

La chasse immobilière

La chasse immobilière est certainement le métier le moins courant, même s’il se développe de plus en plus. Il s’agit des agents immobiliers qui s’occupent de trouver un bien pour de futurs acheteurs de biens immobiliers. Son métier consiste à :

  • Trouver des acheteurs qui recherchent des biens et sont prêts à payer les services d’un chasseur.
  • Récupérer tous les critères dudit bien.
  • Présenter aux acheteurs les biens correspondants à la recherche de ses clients jusqu’à l’achat d’un bien immobilier par les clients.

L’une des difficultés de ce métier est qu’il faut avoir un bon réseau pour pouvoir identifier les nouveaux biens sur un marché plus vite que les autres et les présenter rapidement à ses clients.

Autre élément à savoir : dans la plupart des métiers de l’immobilier, on n’a pas de clients au départ et il faut se constituer son stock de biens ou sa clientèle. Même s’il y a des cas particuliers selon les structures et les métiers, cela demande des qualités particulières.

Les qualités d’un agent immobilier

Ce qui est intéressant quand on est dans une convention d’agents immobiliers, c’est la diversité de profils et de personnalités différentes. Rares sont les métiers où on peut vraiment être qui on est et où le spectre est aussi large. Toutefois, il y a quand même quelques qualités qui sont indispensables pour devenir un agent immobilier qui performe.

L’empathie / l’écoute

La première des qualités d’un agent immobilier, c’est l’écoute. Comme pour beaucoup de métiers commerciaux, savoir écouter est primordial. C’est encore plus vrai dans l’immobilier où il faut que l’écoute soit réellement empathique. Il ne s’agit pas d’acheter une tronçonneuse. Les clients arrivent avec du stress, des doutes, de vraies questions, beaucoup sont perdus et n’ont pas les réponses à toutes les questions. Vous devrez savoir lire entre les lignes, comprendre le client et vous mettre à sa place pour le conseiller au mieux, mais surtout, l’accompagner dans cette période forte en émotions.

La prise de recul

Qui dit beaucoup d’émotions, dit métier pas forcément facile psychologiquement. Quand vous allez accompagner vos clients, ils arriveront avec leurs vies. L’immobilier et le déménagement sont le deuxième fait de vie le plus stressant, après le décès d’un proche. Cette dose de stress fait ressortir beaucoup de choses. En tant que professionnel accompagnant les parcours de vie, vous allez devoir prendre sur vous, et serez une aide psychologique pour vos clients. Au-delà du stress permanent lié à l’incertitude de ce métier – on ne sait jamais si on va réussir à vendre un bien, le louer, il y a constamment des hauts et des bas –, vous devrez être en mesure de prendre du recul et de séparer votre perso de l’affect quotidien de votre métier.

La pugnacité

Comme on le disait plus haut, il y a de grandes chances que vous commenciez l’immobilier sans clients, ou sans bien immobilier à vendre. Il va falloir aller les chercher un par un. Et c’est du sport. Dans nos formations, on a l’habitude de dire que le mandat – le Graal de l’agent immo – se trouve à la porte d’après, au coup de fil suivant. Il ne faut jamais lâcher. Même des agents immobiliers spécialisés dans la transaction depuis plus de 10 doivent continuer à passer 50 % de leur temps à faire de la transaction. Avec les outils digitaux actuels, c’est un peu moins le cas, mais le sujet est le même, il ne faut rien lâcher si on veut entrer un mandat, sortir des biens et alimenter continuellement son stock et/ou sa clientèle.

L’organisation

Au-delà des « soft skills », comme on dit maintenant, il y a beaucoup de choses à gérer quand on vend un bien immobilier. D’abord, il y a un fort aspect juridique, et vous devrez vous assurer d’avoir les bons documents au bon moment, de faire signer les bonnes personnes. De plus, vous aurez, je vous le souhaite, plusieurs biens à gérer en même temps, il y aura des conflits d’agenda pour les visites. Pour la mise en marché, vous devrez vous assurer d’avoir fait les photos, les diagnostics, les visites virtuelles, ranger l’appartement, valider les créneaux auprès des résidents actuels s’il y en a, vous gérerez des dizaines de trousseaux de clefs, etc. Bref, c’est un métier où il faut savoir s’organiser !

Le goût d’apprendre

Comme beaucoup d’autres secteurs, le secteur immobilier évolue constamment. En tant que professionnel de l’immobilier, vous serez le maître d’œuvre de la vente ou de la location du bien immobilier. Même si vous ne devrez pas être expert de chacun des sujets, une maîtrise est tout de même nécessaire. Et on parle de nombreux sujets comme : le juridique, la pathologie du bâtiment, les techniques de commercialisation, la négociation, le marketing et la commercialisation d’un bien, le digital, la publicité, etc.

De nouvelles compétences s’ajoutent constamment avec l’avancée des nouvelles technologies et l’urgence climatique… Il faut aimer apprendre et se former dans l’immobilier.

La mobilité

Une blague connue du secteur de l’immobilier est « plus les bureaux sont petits, plus les conseillers immobiliers sont productifs ». Ça veut tout dire. Plus vous êtes sur le terrain, plus il y a de chances que vous performez. Entre les visites et les estimations pour la transaction ou les états des lieux pour la gestion, vous serez très souvent dans les transports ou dans votre voiture. Il faut aimer être constamment en mouvement.

La patience

J’ai fait exprès d’ajouter cette qualité, car dans l’immobilier, on est très rarement payé avant un an, notamment dans la transaction. L’agent immobilier est payé si et seulement si la vente est réussie. Votre job est de faire signer un compromis de vente entre un acheteur et un vendeur. Mais après cela, il faut encore attendre 3 mois pour que l’acte authentique soit validé. Entre-temps, la vente peut encore casser. Et vous ne toucherez vos honoraires que si la vente est réussie, après l’acte authentique. Sachant que vous n’allez pas forcément rentrer un mandat le 1er jour, il faut donc être préparé en termes de trésorerie.

Comment devenir agent immobilier ?

Devenir agent immobilier, ça veut tout et ne rien dire. En effet, dans la bouche de la plupart, cela signifie aider les propriétaires à vendre ou louer leur bien. Mais il faut bien comprendre qu’agent immobilier est une profession réglementée par la loi Hoguet. Pour être agent immobilier, il faut avoir :

  • Une carte T si vous faites de la transaction et/ou de la location.
  • Une carte G si vous faites de la gestion locative.
  • Une carte S si vous faites du syndic de copropriété.

Pour obtenir l’une de ces cartes, vous avez deux possibilités : passer le diplôme ou faire la VAE, après avoir travaillé plus de 6 ans dans l’immobilier.

Car oui, vous n’êtes pas obligé d’avoir le diplôme pour être conseiller immobilier. Vous pouvez travailler sur la carte d’un autre agent immobilier. C’est assez fréquemment le cas dans les agences, et c’est ainsi que fonctionnent les réseaux de mandataires et les market centers.

Passer un diplôme

Le plus rapide est de faire un BTS profession immobilière. Toutefois, vous avez aussi accès à des licences et des masters spécialisés.

De plus, n’importe quel diplôme supérieur à la licence qui a une spécialité juridique, de gestion ou commerciale vous permettra d’obtenir la carte professionnelle.

Devenir conseiller immobilier

Agent immobilier et conseiller immobilier sont deux dénominations différentes. Aujourd’hui, le nom d’agent immobilier est encadré par la loi. Seules les personnes possédant une carte T peuvent prétendre s’appeler agent immobilier.

Mais si vous le souhaitez, vous pouvez devenir négociateur, conseiller ou mandataire immobilier en vous affiliant à une agence, un réseau ou un market center.

Devenir agent immobilier sans diplôme

Nous avons repris le titre exprès, question de référencement, car beaucoup de personnes cherchent à savoir explicitement « comment devenir agent immobilier sans diplôme ».

La réalité, c’est qu’on ne peut pas. Toutefois, on peut devenir conseiller immobilier sans diplôme. Il suffit de trouver un employeur :

  • Une agence immobilière ou un market center qui recrute.
  • Un réseau de mandataires.

Ensuite, vous n’avez plus qu’à suivre les étapes de recrutement imposées par ces derniers et vous devriez pouvoir exercer le métier, sur le terrain. Vous serez alors affilié à la carte professionnelle, qui permet à l’entreprise d’exercer.

Et dans 6 ans, vous pourrez prétendre à une VAE !

Les différents statuts du conseiller immobilier

Pour exercer, il existe différents statuts en tant que conseiller immobilier, négociateur ou toute autre dénomination, sensiblement similaire.

L’agent immobilier indépendant

Ce n’est pas forcément le cas le plus fréquent, mais il existe. L’agent immobilier possède une carte professionnelle lui permettant de faire de la transaction, de la gestion de biens ou immobiliers ou de copropriété. Et il exerce seul ou dans une agence.

C’est souvent le cas des associés de l’agence.

Le salarié classique en immobilier

Dans certaines entreprises, on trouve des négociateurs et conseillers immobiliers sur un format de salariat classique. Ce n’est vraiment pas le statut le plus répandu, mais il existe. On en trouve d’ailleurs plus dans les métiers de gestion locative et de syndic.

Le salarié VRP en immobilier

C’est l’une des formules de salariat les plus répandus dans l’immobilier. Il s’agit d’un modèle spécifique aux représentants de commerce d’une marque. Ce qui est le cas dans l’immobilier. En effet, en tant que négociateur, vous représentez l’agence ou l’entreprise en question pour entrer et sortir des mandats.

En tant que VRP, vous allez contractualiser directement avec l’entreprise, et vous aurez le statut de salarié, la fiscalité et les avantages d’un salarié.

La plupart du temps, il vous sera proposé un salaire fixe et des commissions. Et dans d’autres, seulement des commissions. Cependant, dans ce second cas, les pros de l’immobilier ont plutôt l’habitude de travailler avec des agents commerciaux.

L’agent commercial immobilier

Souvent appelé « agent co », l’agent commercial est un indépendant. Il travaille pour une agence immobilière, mais possède sa propre entreprise, ou auto-entreprise. Il entre et sort des mandats, puis facture un pourcentage d’honoraires à son agence, réseau ou market. Comme on l’a vu, il ne touche l’argent qu’une fois que l’agence a perçu les honoraires, et donc après l’acte authentique.

Il arrive parfois qu’un agent co ait des avances sur commission, mais très souvent, il est rémunéré par ses ventes ou ses mises en location. Le calcul des répartitions de commission diffère selon chaque entreprise, et prend en compte qui a rentré le mandat et qui l’a sorti.

L’agent commercial signe un contrat avec l’entreprise immobilière qui l’emploie.

Le mandataire immobilier

Le mandataire est n’est ni plus ni moins qu’un agent commercial. Mais dans un réseau de mandataires. Il signe un contrat avec le réseau de mandataires, et exerce sur la carte de ce dernier. Il touche de l’argent sur les commissions qu’il rentre pour le réseau. Selon les réseaux, il peut toucher une part plus importante de la com.

Le salaire d’un agent immobilier

On a commencé à parler d’argent, alors rentrons directement dans le vif du sujet. Vous l’aurez compris : tout dépend de la formule et de l’activité que vous faites.

Sur la plupart des sites, on s’accorde à dire qu’un agent immobilier touche entre 1500 euros et 3000 euros par mois. Mais sincèrement, je ne sais pas d’où ils sortent leurs chiffres.

Dans la gestion locative et le syndic, on commence effectivement entre 1500 et 2000 euros brut, pour finir sur des salaires avoisinant les 4000 à 5000 euros par mois. Tout dépend de l’entreprise, et de si vous rentrez des mandats de gestion ou non.

La spécificité de la transaction

Dans la transaction, vous l’aurez compris, plus vous rentrez et sortez des mandats, plus vous touchez d’honoraires. Chez Immo2, on connaît des conseillers immobiliers qui font plus de 500 000 euros de commissions par an, et pas qu’un. Mais la réalité, c’est qu’il y a de nombreux conseillers qui n’ont jamais fait une vente, et donc, jamais rien touché, des conseillers qui tournent à 30 000 euros par an, etc. La rémunération dans la transaction immobilière est très disparate.

Ce que l’on peut vous dire, c’est qu’un conseiller immobilier qui tourne à 100 000 euros de commissions annuels est déjà très bon. À cela, il faut enlever la part de commission que garde l’agence ou le réseau, et les charges que vous avez à payer à l’année.

Pour vous aider à vous projeter dans des calculs, le taux de commissions moyen en France est un peu en dessous de 5 %. Pour une location, les honoraires sont définis par la loi ALUR et se situent entre 11 et 15 euros du mètre carré.

Si vous avez tout lu jusqu’ici, vous aurez compris que la répartition sur les honoraires entre vous et « l’employeur » joue un rôle déterminant dans votre rémunération. Mais ce n’est pas la seule chose à prendre en compte. Il faut aussi voir ce qu’ils vous apportent. En effet, souvent, dans les agences immobilières de proximité, l’agence prend une part plus importante sur vos commissions. Mais cela est justifié, car sa présence locale facilite l’entrée de mandats, vous avez un manager à vos côtés. Et souvent, l’agence s’occupe de votre formation, c’est elle qui paie la communication auprès de propriétaires, elle a déjà des acheteurs et des vendeurs en base de données. Vous pouvez partir du principe que plus le réseau ou l’agence vous reverse de parts sur vos honoraires, moins il y a de chances d’avoir de services en face, et plus vous allez devoir aller chercher les ventes seul.

Il n’y pas de meilleurs ou de moins bons systèmes, il faut juste être au courant de ce que vous apporte ceux qui prennent une partie des commissions que vous générez. Le modèle de mandataires, qui oscille entre 60 % et 100 %, correspondra mieux à certains quand le modèle d’agence à 40, 50 ou 60 % correspondra mieux à d’autres.

Où commencer en tant qu’agent immobilier ?

Maintenant que vous savez quelles sont les différentes typologies de métiers et de rémunération, si vous avez toujours envie de vous lancer en tant que conseiller immobilier, vous avez plusieurs possibilités. On a d’ailleurs rédigé un article complet pour choisir sa marque immobilière !

Dans une agence immobilière

Ce sont les plus gros employeurs du secteur à l’heure actuelle. L’avantage de commencer dans une agence est que vous aurez un cadre plus familial, vous serez plus proche de vos supérieurs et de vos collègues. C’est un environnement plus rassurant. L’autre avantage important est qu’une agence immobilière vous sélectionne rarement à la légère, même si ça arrive encore trop souvent.

Dans la plupart des cas, elle vous fournira un secteur, des outils pour travailler, un bureau, des outils de communication, un accompagnement de proximité et de la formation. C’est un bon cocon pour commencer de manière confortable.

Dans un réseau de mandataires

Ce type d’employeur étant moins sélectif à l’entrée, vous serez beaucoup plus livré à vous-même. Bien entendu, vous aurez quand même des outils et de la formation. Toutefois, le cadre est plus libre et vous devrez aller chercher des mandats à la main. Il faut que vous soyez plus autonome et plus pugnace que dans une agence immobilière. Toutefois, on voit de plus en plus de réseaux de mandataires avoir des sous-réseaux locaux, et donc, des équipes de mandataires travailler ensemble, ou a minima organiser des rencontres pour échanger.

Pour le côté plus positif, à affaire égale, vous allez rentrer beaucoup plus d’argent. Les réseaux de mandataires ont tendance à prendre des parts moins importantes sur les commissions. De plus, vous serez plus libre. Vous n’aurez personne pour vous dire quoi faire et quand le faire ni pour crier si vous ne le faites pas. Enfin, jusqu’à ce que vous rentriez des mandats et que vos employeurs soient vos clients propriétaires. Là, ça arrive qu’ils gueulent aussi. 😊

Dans un market center

Il est souvent présenté comme l’entre-deux entre l’agence et le réseau de mandataires. C’est un peu le cas. Vous avez les bons côtés des deux : plus de proximité, un vrai lieu pour vous rassembler, un accompagnement plus proche, de la formation, des outils de proximité; et de l’autre côté, de la liberté, une meilleure rémunération qu’en agence, etc.

Mais vous avez aussi les moins bons côtés de chacun : vous êtes toujours livré à vous-même, vous payez vous-même votre communication locale, vous profitez moins d’une notoriété de proximité qu’une agence locale, etc.

Les modèles deviennent de plus en plus hybrides

En réalité, on présente 3 modèles. Mais c’est un résumé rapide. Il existe de plus en plus de modèles hybrides, qui prennent des bouts de chacun des modèles ou les réinventent totalement. Parmi ces nouveaux modèles, on note :

  • Les agences qui ont un gros market center et des points de vente physiques locaux d’hyper proximité;
  • Les agences immobilières qui emploient des mandataires pour étendre leurs zones d’activités;
  • Les réseaux de mandataires qui proposent des coworking pour se retrouver et travailler ensemble dans un même réseau.

Bref, les possibilités sont infinies.

À son compte

On en a déjà parlé, et comme le modèle existe, on finira par celui-là. Si vous avez la carte professionnelle, vous pouvez travailler tout seul, en toute autonomie. C’est d’ailleurs souvent comme ça que commencent les acteurs qui veulent créer une agence immobilière à terme. On n’a plus besoin aujourd’hui de locaux avec pignon sur rue pour débuter. Quand vous aurez suffisamment de stock, vous envisagerez les différentes possibilités de création ci-dessus !

Les formations pour devenir agent immobilier

Pour devenir agent immobilier, il est indispensable de se former. Même si on peut aujourd’hui devenir conseiller immobilier en deux clics, cela reste un métier de conseil avec des obligations et un réel devoir. Et le nombre de sujets à maîtriser dans l’immobilier est important : le marketing, le juridique, la pathologie du bâtiment, le commercial, etc.

On vous conseille a minima de suivre une formation complète avant de vous lancer.

Le BTS et les parcours classiques

C’est le trajet le plus rapide pour devenir agent immobilier, et obtenir la carte. Juste après le bac, vous pouvez passer un BTS, il en existe plein avec différentes spécialités.

Vous trouverez la liste exhaustive ici.

En deux ans, vous acquerrez toutes les compétences nécessaires pour être un bon professionnel de l’immobilier. C’est la voie diplômante la plus rapide.

Il existe aussi bien entendu des licences et des masters en immobilier.

L’école post-bac

Dans le même type de démarche post-bac, il existe des écoles de formations post-bac qui proposent des formations plus variées que le BTS et vous permettent d’avoir une meilleure maîtrise, plus globale et plus complète des différents métiers de l’immobilier.

Ces formations sont aussi diplômantes et vous permettront d’obtenir la carte professionnelle.

Pour retrouver toutes les formations disponibles, cliquez sur le lien ci-dessous.

La VAE

La validation des acquis d’expérience peut s’obtenir de deux façons différentes :

  • Après n’importe quel diplôme de plus de 3 ans (niveau II, ils appellent ça) et que vous avez fait soit du juridique, du commercial ou de la gestion. C’est la spécialité des formations qui est prise en compte (le pas si fameux code NSF).
  • Après 6 ans d’exercice de la profession sur le terrain !

Commencer sur le terrain

Vous l’avez vu, on peut commencer sur le terrain. Et la réalité, c’est que c’est et ça restera un métier qui s’apprend vraiment sur le terrain. Les études théoriques sont un vrai plus, mais sans terrain, vous ne saurez jamais faire d’immobilier. Aujourd’hui, avec du terrain et une bonne formation, vous pouvez devenir un excellent professionnel de l’immobilier !

Reconversion en agent immobilier : Les choses importantes à savoir

De plus en plus, on voit des reconversions professionnelles vers l’immobilier. Et c’est normal, c’est un métier incroyable, avec de vraies valeurs fondamentales. On reste quand même en bas de la pyramide de Maslow, se loger est un besoin de base.

Si vous souhaitez vous reconvertir, voici une liste de conseils non exhaustive que l’on vous donne :

1- Prévoyez un an de trésorerie minimum. Dans l’immobilier, il faut savoir être persévérant. Le stress financier n’est pas bon pour les affaires.
2- Allez vite sur le terrain pour vérifier que le métier de l’immobilier vous plaît, que c’est un métier que vous aimez. On insiste sur le verbe aimer.
3- Préparez-vous à un marathon, pas un sprint. Votre 1er mandat, vous vous en souviendrez certainement, mais vous vous souviendrez surtout que ça ne veut rien dire. C’est une toute petite victoire. C’est la 1re petite marche. Des mandats, il faudra aller en chercher toute votre carrière.
4- Rentrez des mandats en dehors de vos cercles proches. Bien sûr, commencez par votre réseau. C’est ce qu’il y a de plus simple et de plus logique. Toutefois, vous deviendrez un vrai conseiller immobilier quand vous commencerez à rentrer des mandats par la qualité de votre travail et de votre approche.
5- Formez-vous tout de suite, et sans cesse. C’est le nerf de la guerre dans une profession où il y a énormément de concurrence et où le cadre juridique, économique et conjoncturel évolue sans cesse.

En 6e conseil, mettez de la tréso de côté pour assurer les retournements de marché, les coups durs, les moments un peu plus à vide. Et lisez Immo2, c’est cool.

L’obligation de formation continue des professionnels de l’immobilier

Dernier point sur la formation. C’est la clef et au centre de la profession, c’est d’ailleurs pour cela qu’elle est devenue obligatoire pour exercer le métier de l’immobilier.

Aujourd’hui, chaque agent immobilier, chaque conseiller, chaque mandataire, chaque négociateur doit se former 14 h par an. Sachez-le.

L’avantage, c’est qu’aujourd’hui, il est facile de retrouver les meilleures formations immobilières en e-learning. Et en présentiel.

On espère que ce contenu vous aura aidé à trouver vos réponses. Si on doit ajouter une chose : si vous n’êtes pas convaincu, ne venez pas faire ce métier, ça reste un métier difficile qui ne rémunère pas forcément aussi bien que ce que l’on peut croire, même s’il y a de belles histoires. Et puis, il y a déjà suffisamment de professionnels qui desservent la profession, car ils font ce métier pour les mauvaises raisons. Maintenant, si le job vous plaît, si vous êtes convaincu que vous pouvez apporter de la valeur aux clients, et que vous vous épanouirez dans ce métier, venez. C’est un métier fabuleux !

Voici quelques ressources pour aller plus loin en tant qu’agent immobilier

Le plus difficile, c’est le début. Pour bien commencer en tant qu’agent immobilier, on vous invite à lire ces articles !

à propos

Article rédigé par Vincent Lecamus

Passionné par l'innovation, Vincent est en veille constante pour dénicher les technologies et tendances qui vont impacter le secteur immobilier. Quand Vincent n'est pas occupé comme journaliste sur Immobilier 2.0, il développe de nouveaux projets entrepreneuriaux et coach des ... Lire la suite

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